Avertissements, limites

Si les informations dispensées ici servent à donner des idées autour des moyens à mettre en place pour tendre vers l’autonomie, il est bon de préciser ici certains points importants :

Atteindre une certaine forme d’autonomie, voire une autonomie complète (c’est à dire autoproduire tout ou presque soi-même) n’est pas donné à tout le monde, et n’est pas chose aisée : il faudra en effet beaucoup de travail pour y arriver, mais également de la place et quelques moyens financiers.

Du travail :

Permaculture ne veut pas dire « ne rien faire » (même si, normalement, après être bien installé, certaines formes de permaculture requièrent moins de travail d’entretien que d’autres). Au contraire, la mise en pratique de l’autonomie alimentaire et énergétique nécessite un gros travail quotidien qui, s’il est fait dans le sens imaginé par le site, une autonomie totale, remplacera un travail salarié à plein temps. Et plus il y aura de bras, mieux ce sera.

De la place :

N’escomptez pas produire assez de nourriture pour vous et vos proches, pour toute l’année, en étant installé sur un petit terrain. Plus il sera étendu, mieux ce sera. En outre, si le terrain dispose d’atouts tels que des arbres, une rivière, un puits (…), la tache sera toujours plus facile que sur un terrain totalement vierge.

Pour produire, par exemple, assez de pommes de terre pour toute l’année (celles-ci se conservent très bien) il faudra une grande surface dédiée. Il en va de même pour toutes les autres productions. Pour produire du fromage et de la viande, il faudra un ou plusieurs élevages différents. Dès lors, partir en vacances devient inconcevable, sauf en étant bien accompagné : co-producteurs, amis ou voisins.

Des moyens :

Que ce soit à partir de récup’ ou acheté dans le commerce, il va falloir trouver du matériel qui, dans certains cas, pourra représenter une certaine somme.


Autant de configurations que de lieux différents

Certaines techniques ou idées proposées conviendront plus à certaines zones géographiques que d’autres. De même, la composition de la terre ou les ressources en eau varieront fortement suivant où l’on désire s’établir. Il faut prendre cela en compte lors de l’installation, et lorsque l’on consulte toutes ces techniques.

Revenir à une consommation plus simple

Il est évident que si la démarche autonomisante ne s’accompagne pas d’une révision de sa (sur)consommation « à l’occidentale », la chose aura moins de chance d’aboutir. Il peut être utile de savoir se limiter à quelques plats (de saison), plus facile à produire. Il restera toujours des éléments que l’on devra se procurer à l’extérieur, selon sa demande personnelle : par exemple, du sucre, si on ne produit pas de canne à sucre et que l’on désire en avoir, mais aussi du sel, de la bière, du vin : soit on désire ces produits de consommation que l’on va produire soi-même, soit on s’en passe, soit on prévoit cela dans le budget pour l’achat ou le troc.


 

Ceci dit,

définissons maintenant quels sont nos besoins primaires,

et ce, qui que nous soyons