L’hôtel à insectes: pourquoi, comment ?

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wikipediaL’hôtel à insectes est un concept qui permet d’optimiser la présence, par la survie hivernale, des insectes qui sont souhaités dans des écosystèmes où la pollinisation et la biodiversité sont recherchées, exemple jardin potager, verger, construction haute qualité environnementale (HQE). L’été, il peut également servir de support de ponte à certaines espèces comme les abeilles maçonnes.

Mais les hôtels à insectes restent avant tout des éléments d’information et de pédagogie ; malheureusement ce n’est pas aussi simple que ça : construire des hôtels ne suffira pas à sauvegarder les populations d’insectes auxiliaires en fort déclin… En effet, il faut leur offrir des lieux ou ils peuvent se nourrir sans s’intoxiquer. De plus, ce concept est partiel, car bien des insectes , dont les pollinisateurs, nécessitent des espaces non labourés ni remués: ils ont besoin d’espaces sous le sol. Un pot retourné, rempli de mousse et ou de paille peut faire merveille.

(vidéo de mon-potager-en-carre.fr qui s’accompagne du plan, de la liste de matériel, …)

Des insectes pour lutter contre les parasites et assurer la pollinisation

(source: gerbeaud.com) Loger les insectes, oui, mais par n’importe lesquels : l’objectif est d’abord, pour les jardiniers, de favoriser les espèces d’insectes auxiliaires, précieux alliés pour lutter contre les parasites des plantes. Ce n’est pas tout à fait de la lutte intégrée, très utilisée en culture biologique, mais presque : on n’introduit pas artificiellement des populations d’insectes bénéfiques, mais on les attire dans son jardin, et on les encourage à y rester, afin qu’ils se nourrissent des espèces nuisibles ou assurent la pollinisation.

Certains parcs et potagers cultivés sans pesticides chimiques n’hésitent pas à offrir le gîte aux insectes auxiliaires. C’est par exemple le cas du Jardin des Découvertes sur l’Ile Saint-Germain, à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine ; ou du vaste jardin potager du château de Valmer, en Touraine.

Construire son hôtel: les plans

Aménagement et locataires attendus

  1. hotel-legende

    Pour les chrysopes : boîte remplie de fibres d’emballage, avec quelques ouvertures en fentes.

  2. Pour les bourdons : l’autre boîte avec un trou de 10 mm de diamètre et une planchette d’envol.
  3. Pour certaines abeilles et guêpes solitaires, comme la mégachile : la natte de roseau enroulée.
  4. Pour les abeilles solitaires : des briques creuses remplies d’un mélange de glaise et de paille.
  5. Pour divers hyménoptères, notamment les syrphes : des tiges à moëlle (ronce, rosier, framboisier, sureau, buddleia).
  6. Pour les insectes xylophages : des vieux bois empilés.
  7. Pour certaines abeilles et guêpes solitaires, comme les osmies : du bois sec avec des trous.
  8. Pour les forficules : un pot de fleurs rempli de fibres de bois.
  9. Pour les carabes : des morceaux de branches.

Votre hôtel va pouvoir ouvrir ses portes avant l’hiver, juste à temps pour accueillir pontes et larves de certains insectes. Il contribuera à enrichir au fil des ans la micro faune d’insectes auxiliaires et pollinisateurs de votre coin de paradis. (source: terrevivante.org)


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4 réponses à “L’hôtel à insectes: pourquoi, comment ?

  1. Pingback: L’hôtel à insectes : pourquoi, comment ? | Mr Mondialisation·

  2. Concept très intéressant ! Je pense que l’État pourrait apporter sa pierre à l’édifice en proposant des aides pour construire ces hôtels.

  3. Dans la Nature, tout est diversifié, tout est mélangé, on ne retrouve pas les insectes qu’à un seul endroit, si c’est le cas, il y aura compétition.. de plus mettre les insectes à un seul endroit priviligerai les oiseaux et autres prédateurs à venir à cet endroit, ça serait comme une mangeoire naturelle.

    L’idée est bonne de faire des refuges pour les insectes, mais je pense que ces refuges ne doit pas être facilement visibles par les oiseaux, et je préfèrerai ce système fait d’une multitude de petits abris dispersés sur le terrain et pas un seul gros hôtel…

    Chez moi je disperses les feuilles sur les zones de cultures potagère et florales, je coupes les plantes fanées en petits morceaux, je les laisse sur place, je places des buches et des briques percées un peu partout dans le jardin, à l’heure actuelle bon nombre de gens laisse la terre à nue, je pense pour ma part qu’il faut fournir la terre nue de paillage, de buches percées, etc.. car çà profite aussi bien aux insectes et autres êtres vivants et bien entendu à nous… c’est l’essence même de la permaculture, laissons faire la nature et avantageons là sur ce qu’elle recherche, elle nous avantagera en retour.

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